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L'intention architecturale.
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La "Maison abbatienne" relève de ma volonté de créer un lieu symbolique de la "révolution abbatienne".
Quelle est cette révolution ? :
Prouver que la fatalité n'existe pas.
En 1997, dès le lancement du projet, des Abbatiens ont accepté l'idée que l'on "s'enrichit de ses différences" pour assumer leur identité locale.
Cette année là, ces Abbatiens se sont fait la preuve à eux-mêmes, qu'ils avaient individuellement de l'imagination et le courage de la revendiquer. Cette année là, ils sont rentrés dans un processus dont l'objectif était la création d'une identité culturelle pour leur commune. De cette façon, ils se sont offert la possibilité de devenir des citoyens du monde. Enfin ils ont découvert que l'art était un langage universel. Tout cela est devenu une réalité grâce à la personnalisation de leur boîte aux lettres. Cette "Maison abbatienne" se veut le reflet de leurs changements de mentalité et comportement. Elle veut être le lieu de rencontres privilégiées entre les habitants de cette commune et le reste du monde.
Elle devient une nécessité pour gérer le tourisme qui se fait jour. En tant qu'initiateur de la démarche et pour la synthétiser, j'ai choisi de revendiquer cinq mots tous commençant par un i : IDENTITE, IDEAL, IDEE, IMAGINATION, et INTUITION. Ils constituent les mots de référence du concept de la "révolution" abbatienne. Sur le plan architectural, ces cinq mots de référence seront représentés et indifféremment, par : un cube, une sphère, une pyramide, un cylindre et un cône. L'architecture s'édifiera sur la rencontre entre la forme d'une maison traditionnelle et les cinq volumes. De cette "Maison abbatienne" devra se dégager une atmosphère aussi poétique que l'est devenu l'ensemble constitué par les boîtes aux lettres de Saint-Martin-d'Abbat. Les visiteurs viendront autant pour se promener dans le village des boîtes aux lettres que pour rentrer dans cet espace architectural dédié au renforcement de l'identité individuelle et collective.

Michel Lafeuille
– Janvier 2001

 

Photo : G.Pouillot